Un autobus plein à craquer de touristes en habit de neige (pas l'autobus...les gens) est venu nous cueillir à l'auberge et nous nous sommes grattés la tête pendant quelques minutes dans l'allée en se demandant sur quels genoux nous devions nous asseoir pour le trajet. J'ai vite cherché des yeux le plus beaux gars (donc les plus beaux genoux..) mais pas de panique, la guide nous a tous trouvé un petit strapontin dans l'allée et Max a passé le voyage joue à joue, ''squeezé'' contre un gros italien de 300 livres... Pour une fois, nous aurions bien aimé que les touristes soient des petits chinois mal-nouris! Mais si Max n'était pas chanceux, ce n'était rien comparé au pauvre Irlandais qui était pris derrière l'Amici. Bref, le trajet s'est déroulé quand même rapidement et nous sommes arrivés au petit village à la base du point Mutianyu de la Muraille. L'excitation était à son comble! Tellement que nous avons oublié de suivre la guide et sommes partis à toute vitesse pour grimper la montagne vers la muraille. Minute papillon, il fallait aller chercher les billets, donc redescendre pour ensuite remonter. Plus tard, cet extra 200 mètres de jambes neuves dépensé m'aurait probablement été bien utile, mais j'étais comme qui dirait ''folle comme de la marde'' de voir la Muraille donc ce n'était pas bien dramatique.
Pour rejoindre le ''Mur'', nous pouvions soit emprunter le téléphérique ou le sentier, mais nous avons décidé d'un commun accord que ''le téléphérique c'est pour les faibles'' alors j'ai suivi Max vers l'escalier sans fin (décidément moi et les escaliers chinois, c'est toute une histoire d'amour!) pour nous rapprocher de notre but. Ce n'était pas facile, mais dès que mon ami avait le dos tourné, je m'agrippais subtilement à son manteau alors je n'ai pas forcé tant que ça! Quelques minutes et quelques gouttes de sueurs plus tard, ELLE était là, devant moi, comme si elle m'avait attendu pendant toutes ces années (parce que Dieu seul sait que moi je l'aie attendue!)... LA GRANDE MURAILLE!
Je me suis tout de suite précipitée pour l'embrasser les bras ouverts sous le regard incrédules de mon ami qui se demandait probablement ce que la Chine avait bien pu faire de mon cerveau! ''Euh Andréanne... tu sais qu'on est même pas encore dessus!''. ''Oui, oui je sais bien'', lui ai-je répondu alors que je ravalais les quelques petites larmes qui auraient bien complétée mon humiliation totale. J'ai finalement lâchée prise (La Muraille, a qui j'avais coupée le souffle, à pris une grande respiration) et nous avons franchis les dernières marches. Dès notre arrivée au sommet, nous sommes tombés nez à nez avec l'Italien qui avait, lui, emprunté le téléphérique (Max: ''Tu vois que ce n'était pas plus rapide!'') et je me suis coincée la tête entre deux piliers pour regarder la Muraille serpenter au loin. Avec la neige qui était toujours au sol et l'absence de touristes, c'était comme si ''Elle'' m'offrait un tour V.I.P. Max visiblement moins ému à conconcté notre plan de match alors que je restais en place, incapable de bouger ou de dire quoi que ce soit. Si nous allions vers la gauche, nous pouvions passer 19 tourelles vers le plus haut point ou aller vers la droite et franchir quelques kilomètres vers la première station. Tant qu'à y être, on va faire un peu d'exercice alors je me suis mis à tituber vers la gauche.
Cette partie de la Muraille n'est pas réputée comme une des plus difficiles à explorer, mais la neige, ajoutant le facteur ''fracture du coccyx imminente'' nous a encouragée à avancer avec précautions. De toute façon, ma caméra bien sortie et prenant des photos de chacune des briques, je n'aurais pas pu courir. À la droite de la Muraille, les montagnes s'offraient sous nos yeux, le ciel complètement bleu et le soleil faisant refléter la neige et à notre gauche, une immense vallée reposait entre les partie du mur. Toute une vue. En avançant vers le point le plus haut, nous avons rencontré quelques touriste, mais personne n'avait vraiment envie de jaser, trop occupés à regarder la bouche ouverte à gauche, à droite, devant et derrière. Après quelques minutes d'ascension Max s'est tourné vers moi. ''Au fait, est-ce que tu crois que je vais pouvoir trouver des toilettes?''. Euh... bonne question! Fais un noeud?? Et bien non, lorsque je l'ai rejoint à la prochain tour, il était en train d'arroser les paquerettes du sommet de la Muraille de Chine par une des fenêtres. Mémo personnel: Andréanne rationne ton eau! Toujours plus loin et toujours plus haut, nous nous approchions de notre but, un oeil sur la montre (nous avions trois heures pour rejoindre le groupe à la base) et l'autre sur les dalles gelées.
Plusieurs minutes plus tard, Max m'a retrouvé et nous avons commencée notre descente vers le restaurant où nous attendait notre guide. Moment insolite du trajet: Nous sommes arrivés face à face avec un âne, prêt à ramener les touristes ambitieux sur le plancher des vaches. C'est vrai que ça aurait fait une descente tout en classe d'arriver à dos de bourriquet, mais il me restait quand même un petit brin d'égo qui avait survécu à la montée! Nous avons tout de même payé quelques Yuan de plus pour rejoindre le village en 5 minutes assis sur une luge express qui scillonait la paroie. Très cool! Arrivée en bas, nous avons dit aurevoir à la Muraille (pour Max) et à la prochaine pour moi! Parce que oui, je compte bien y retourner en été, lorsque la neige aura fondue et que je me mêlerai aux autres touristes avides, des étincelles dans les yeux revoyant une dernière fois mon plus grand rêve.
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