Friday, February 18, 2011

Polaroid 9 - La honte 1

Pour notre première soirée à Bangkok, nous décidons d’aller dans un restaurant qui offre une vue à couper le souffle de la ville. Des touristes français que nous avons rencontrés entre deux bouchées de Pad Thaï, nous ont fortement recommandé l’endroit et le type se promenait même avec les cartes d’affaires du restaurant dans son portefeuille. Par la manière dont il nous a donné la carte, on aurait dit qu’il partageait avec nous un secret bien gradé de Bangkok alors nous étions très excités de découvrir son petit coin exclusif… Le soir même, nous nous préparons donc à la chambre et pour la première fois en trois semaines (dans mon cas du moins) je laisse tomber mon bikini et mes bermudas pour mettre quelque chose de plus approprié. Heureusement, ma mère m’a apporté une belle petite robe et j’enfile mes sandales de marche.
En arrivant devant l’hôtel hyper-posh, nous comprenons bien vite que nous ne serons pas seules, car l’immeuble a à peu près la taille d’un Hilton, avec un Holiday Inn sur la tête et un Ramada dans le derrière! Il est immense et le portier est vêtu du même costume que les “esclaves’’ de Tintin au Congo… bas golf et chapeau-jungle inclus! Bon, s’il y a une attaque de tigre, au moins nous serons en sécurité.
Après une petite marche dans l’immense lobby, nous prenons l’ascenseur pour le 50e étage. À l’ouverture des portes, il est assez évident que nous allons commander un verre d’eau et manger les petites “peanuts’’ gratuites. En fait, le sommet de l’hôtel est composé de 3 restaurants : un thaï, un steak house et un cantonais (non merci!) et un grand escalier nous permet de grimper pour rejoindre le Vertigo, notre destination. Selon la brochure, le restaurant se trouve sur le toit et offre une expérience Al-Fresco. Question d’Andréanne : Mais qu’est-ce que c’est un maudit restaurant Al-Fresco??! C’est sur le toit, à l’air, donc... fresco??!
Au moment où nous arrivons au podium de l’hôtesse, je remarque qu’une petite feuille nous annonce qu’il y a un code d’habillement et que mes sandales ne feront visiblement pas l’affaire. Je ne dis pas si j’avais des sandales plate-forme en plastique rose avec des fleurs et des lumières qui allument à chaque pas, mais mes ‘’gougounes’’ sont tout à fait sobres, unies et inodores. Nous tentons de passer incognito sous le radar de l’hôtesse, ma mère cachant sa dent (ou manque de…) et moi mes sandales, mais elle nous repère tout de suite. Zut, nous ne voulons pas retourner à l’hôtel si près du but!! ‘’No problem Mam, we can give you sandals…’’ Oh comme c’est gentil! Elle disparaît pour une seconde dans une garde-robe et lorsqu’elle en ressort, elle tient des sandales à bout de bras à l’aide de pinces à Bbq!! ‘’ Géééénial. Elle ne veut même pas les tenir et je dois me mettre nu-pieds là-dedans?! Mon cerveau se retire immédiatement dans ma ‘’happy-place’’ mentale et enfile les immondes sabots blancs. En plus d’être visiblement sales, ils sont beaucoup trop grands et ruinent mon plan de passer inaperçue. Ces souliers sont en fait conçus pour foutre la honte aux pauvres petites simplettes qui pensent pouvoir entrer dans cet hôtel 5 étoiles habillées n’importe comment. Je me cache dans les jupes de ma mère pour entrer dans le restaurant et espère que personne ne remarquera que je porte les souliers de la honte. Finalement en arrivant sur le toit, nous profitons de la vue et commandons un cocktail pour nous donner une bonne raison de m’avoir fait porter ses galoches.
Lorsque nous avons terminé de prendre des photos, je fais un ‘’mad-dash’’ pour l’escalier et pour retrouver mes propres sandales. Re-pinces de BBQ, ‘’Non, je ne veux pas les garder’’, rangement dans la garde-robe! Même pas de petit produit rien… C’est encore plus dégueu que je ne le pensais. Arrive alors trois autres touristes et un des hommes porte des bermudas (Ah ha, le simplet! Ne sait-il donc pas que les bermudas sont pour le petit peuple?). Il remarque la pancarte et nous entendons la préposée lui dire : ‘’No problem Sir, we can give you some pants!’’ Non, mais qu’est-ce qu’ils ont d’autre dans ce garde-robe?!

Wednesday, February 9, 2011

Polaroid 8 - Bum gun et fertilité

En faisant la relecture de mes polaroïds de vacances (qui ne sont pas corrigés... Mea culpa, excuse: paresse), j'ai remarqué que plusieurs de mes récits parlent de 1) maillots de bain (je vais devoir payer des redevances à ''speedo''!), 2) choses inappropriées, 3) d'Européens. Est-ce qu'il y aurait possiblement plus de choses dérangeantes en Thaïlande qu'en Chine?!? Non quand même ne nous emballons pas! Mais dans la même lignée de récits-qui-font-rire-les-enfants-de-cinq-ans-et-qui-ont-rapport-avec-les-toilettes, je me dois de partager deux expériences thaïlandaises avec vous!

1 - Bum Gun

Lorsque l'appel de la nature se fait ressentir et qu'il est nécessaire de trouver les toilettes les plus proches, le touriste sans défense peut se retrouver devant un dilemme quand vient le temps de terminer sa commission. S'il est prévoyant et qu'il a apporté ses mouchoirs/ feuille de bananier/ napkin/ etc, il n'y a pas de soucis, mais pour ceux qui ne sont pas aussi chanceux, les Thaïs ont pensé à un système permettant le ''nettoyage'' sans contact... et c'est le BUM GUN! Le bum gun est un genre de mini-douche téléphone (Blague décevante d'Andréanne dans 3 2 1: ''Oui à l'eau??'') qui est accrochée sur le côté du bol et qui permet à l'utilisateur de se rincer les.. euh la... euh.... la carrosserie. Pas de papier? Pas de problème! C'est écologique?...euh sauf pour l'eau utilisée. Sanitaire?... sauf pour la raison évidente de contact possible/ germes. Propre?... aucunement, c'est comme si on passait la toilette au boyau. Alors franchement, je ne vois pas trop les avantages et après avoir utilisé la toilette maintes fois après un ''bum-gun-user'', ça laisse tout un dégât. Malheureusement, je dois vous avouer que je vous ai laissé tomber cette fois-ci et que je n'en ai pas fait l'expérience. Lavage au bum gun: Drôle pendant 2 minutes. Pas de bactérie mangeuse de chair dans des endroits fâcheux: Priceless... Mais à ce sujet, une question me reste toujours en tête: Est-ce que l'eau du bum-gun est la même que celle qui va dans la toilette?? Pensez-y bien!

2 - Fertilité

Alors que nous regardons un bébé singe en harnais s'asseoir sur la tête de Brett, ma mère décide d'aller explorer la plage et revient quelques minutes plus tard en rougissant et en nous demandant de la suivre. Nous nous exécutons et arrivons bientôt à l'entrée d'une grotte où plusieurs personnes entourent un guide qui en explique l'origine et ses rituels. J'écoute d'une oreille distraite le gars en regardant le contenu de la grotte. Au centre, il y a un autel avec la statut d'une divinitée et tout autour des gens ont lancés ou déposés des allumettes de toutes les tailles... des allumettes?? ''Mais celle-là est couleur chair... et celle-là a des veines...'' Oh mon dieu, la grotte est pleine de pénis en bois!! Maman, cache tes yeux!!!!! En effet, en écoutant maintenant le type, je réalise qu'il explique que c'est en fait une grotte pour la fertilité et que les personnes voulant en retirer les bénéfices doivent y déposer leur propre petit (ou gros dans certains cas!!) ''attribut-gossé''. D'ailleurs, est-ce que la ressemblance avec les allumettes est voulue pour donner une bonne excuse au gars qui se fait surprendre par ses voisins à sculpter un pénis de 6 pieds dans sa cour?! Franchement, il y en a qui ont carrément utilisé des troncs d'arbres entiers... ne vous étouffez pas avec la modestie les gars! Shannon qui décide de vraiment écouter la présentation, remarque qu'au lieu d'utiliser le terme anatomique pour nommer la chose, le guide thaïlandais décrit les offrandes par un de leurs ''surnoms'' plus vulgaire (pensez au diminutif de Richard en anglais...). Elle décide donc, par soucis pour le professionnalisme du gars qui n'a visiblement pas appris l'anglais de Sesame Street, de lui donner un petit cours d'anatomie 101: Les parties intimes. Pendant ce temps, nous retournons à la plage et elle revient quelques minutes plus tard nous dire qu'il a écouté attentivement et qu'il a même pris des notes! Merci Shannon, chevalier des moeurs et de la vertu! Arrive finalement Brett qui n'a pas pu explorer la grotte avec nous pour cause de singe-sur-la-tête alors nous l'envoyons enquêter, et il revient quelques minutes plus tard avec la seule phrase qui peut vraiment décrire l'expérience: ''Yep! That's a cave full of penises!''

Polaroid 7 - Quand les singes attaquent...

Une des choses que nous avons rapidement remaquée sur l'île de Railay, ce que c'est clairement les singes qui mènent. Que ce soit, en chemin pour se rendre à la plage (sur la clôture), dans le sentier qui traverse l'île (dans les poubelles) ou simplement sur le bord de l'eau (dans votre sac de plage), il n'est pas rare de voir une grande meute d'environ 20 primates qui 1) se grattent des endroits inappropriés, 2) dorment, 3) observent les enfants en se léchant les babines. Personnellement, je n'ai rien contre les singes, mais comme n'importe quel animal, il faut faire attention et le traiter comme une bête SAUVAGE et non comme votre Poodle avec son petit manteau d'hiver! En installant notre serviette sur la plage, nous remarquons que les singes commencent tranquillement à s'approcher de nos sacs. Ce n'est pas trop difficile à remarquer car, comme s'ils faisaient la vague, les touristes se lèvent tous, un après l'autre, pour ne pas rester à la même hauteur que les primates. Ils zigzaguent entre les serviettes, s'approchant de tout ce qui ressemble à de la nourriture. C'est alors que le demoiselle qui occupe la serviette JUSTE à côté de la nôtre sort un régime de bananes et le lance dans le sable. B R A V O. Les singes, tel un seul homme, bondissent sur les pauvres fruits, qui n'ont même pas le temps de crier ''Split'' avant d'être avalés. Mais ce n'est pas suffisant... les singes en veulent plus! Ils s'emparent donc de son sac de plage et commencent à en vider le contenu dans le sable sous le regard effrayé de la touriste qui ne trouve plus ça drôle DU TOUT. Son copain dans son speedo (c'est une épidémie...) tente de chasser les bêtes qui le regardent avec un air de dire: ''Vraiment?! Et qu'est-ce que tu caches dans ton maillot?!''. Tranquillement, l'attaque cesse et les animaux battent en retraite... Mais ce n'est que pour revenir plus tard, lorsque l'heure du dîner arrive! Ils prennent ensuite comme cible la femme derrière nous qui mange avec appétit ses ailes de poulet. Elle s'approche des singes pour mieux les observer sans remarquer que ce sont plutôt eux qui l'observent. Dès que le premier singe prend son premier ''swing'' pour s'emparer de son lunch, elle court vers l'eau et se cache derrière moi.... vraiment?!? Shannon prenant la situation en main, court vers la meute en faisant des beaux bruits de bête chinoise et ça les terrifie suffisamment pour renoncer aux ailes de la dame joufflue. Une femme prend même son bébé nu et l'installe au centre d'un groupe de singes pour tenter de prendre une photo...

Mais le moment le plus drôle de la journée est quand nous rencontrons un groupe de gars qui nous disent que les singes sont tellement voraces qu'ils ont dû leur laisser un sacrifice pour les apaiser. Nous suivons leur regard et découvrons qu'ils ont entouré un pauvre touriste, roupillant sur la plage, d'épis de blé d'Inde! Le regard de l'homme à son réveil vallait franchement le coup!

Thursday, February 3, 2011

Polaroid 6 - Wok Cuisine

Pour notre troisième journée à Railay, nous décidons de louer un bateau ‘’long boat’’ pour la journée et de faire le tour des îles avoisinantes. Nous arrivons donc au bateau et découvrons que notre capitaire ‘’Rok’’ a apporté toute sa famille pour la sortie. C’est bien parfait, il a deux petites filles d’environ 3 et 5 ans et sa femme alors nous nous disons que ce sera une belle sortie pour elles. Premier arrêt, Chicken Island pour un peu de plongée.

Discussion avec Shannon : ‘’So his name is Rok… like Rock Voisine?!’’

Moi : ‘’Yeah, I guess so. Ah it’s funny when you say it, it sounds like Wok Voisine!’’

Shannon : ‘’Haha, more like Wok Cuisine!’’

Et c’est ainsi que notre capitaine est maintenant rebaptisé Wok Cuisine! Il arrive à stationner le bateau le long d’une grande bande de sable et nous annonce que si nous voulons rester sur l’île, nous devons payer un frais de visite de 100 Baht chacun… Telle une meute de loups, nous sommes tous extrêmement sur nos gardes des ''crosses'' thaïlandaises alors nous refusons d’un commun accord. Wok : ‘’Euh… ok, then… we go??’’ Le groupe : ‘’WE GO!’’. En contournant la même île, il arrête le bateau tout près du corail et nous laisse plonger. Donc, si nous nageons vers la plage nous n’avons pas à payer les frais?? Quelle connerie! Avant de plonger, nous nourrissons la centaine de poissons qui entoure le bateau avec des bananes et ils sont TRÈS voraces. Tellement voraces que quand nous n’avons plus de fruits et que nous entrons tous dans l’eau, ils décident plutôt de nous attaquer… Ouch, ouch, ouch, vite il faut déguerpir! Et la petite fille de Wok, qui trouve la situation hilarante, jette des pelures de bananes autour de moi et dans mon décolleté! ‘’Attends que je remonte dans le bateau…’’. Après une courte baignade, nous remontons dans l’embarcation où Wok commence à pêcher avec un fil et un hameçon. Il arrive tout de suite à attraper un genre de carpe très aiguisée, qu’il met dans un sac. Quelques minutes de gossage plus tard, j’ai aussi une ligne à l’eau, accrochée à un crayon (technologie de pointe!) et je m’amuse follement. Les plus gros poissons sont au fond, mais la banane – appât ne se rend jamais assez loin sans être dévorée par le banc de gros poissons rouges. Après plusieurs essais, j’ai finalement une touche et j’arrive à remonter un poisson dans le bateau (par mon crayon!) sous l’œil ahuri de Wok. ‘’Euh… but can you take it off now??’’. Étrangement après notre arrêt à Ao Nang, il n’y avait plus de poisson dans le bateau… on dirait bien que Wok a vendu le fruit de nos labeurs et s’est ajouté un petit ‘’tip’’.

Polaroid 5 - Une histoire de colle

Notre troisième destination est l’Île de Railay, le paradis de l’escalade et des hippis. Cette île de la province de Krabi est tout en escarpements et parois rocheuses, ce qui fait qu’une énorme population de grimpeurs de tous niveaux s’y retrouve pour des jours, mois, années… (vous savez comment ça se passe avec les hippis et le 9 à 5). J’ai choisi d’inclure cette destination dans notre itinéraire, car Railay est le paysage que la plupart des touristes s’imaginent quand ils pensent à la Thaïlande. L’eau est turquoise, le sable très très blanc et les îles au loin donnent une impression d’isolement. Bref, notre bateau nous dépose directement sur la plage où nous roulons la valise de ma mère dans le sable jusqu’à l’hotel! L’endroit est propre et directement sur la plage, mais beaucoup moins personnalisé qu’à Ko Lanta où le staff nous a presque fait des ‘’beubye’’ en suivant l’auto jusqu’au chemin! Par un certain hasard, nous arrivons à retrouver Shannon, Brett et Naïk qui sont aussi dans le coin et nous passons la journée ensemble. Alors qu’un orage s’abat sur l’île, nous décidons de visiter l’hotel de Naïk qui offre de la super bonne bouffe. Les installations sont plutôt rudimentaires, mais c’est vraiment charmant. Nous discutons devant notre repas indien de nos itinéraires respectifs, alors que je croque dans quelque chose de mou et caoutchouteux… Habitude chinoise, je recrache le tout dans une napkin et découvre que le poulet de mon curry, n’est pas aussi cuit qu’il voulait nous faire croire. Je dirais même plus qu’il est cru! Hauts de cœur, hauts de cœurs, hauts de cœur, j’arrive à garder le tout à l’intérieur et nous demandons au serveur de nous apporter un pain Nan pour faire descendre le tout. Au même moment, ma mère qui trouvait son curry bien épicé, me regarde, la main sur la bouche, avec un air de désastre. ‘’C’est correcte maman, je vais survivre, ce n’est pas…’’ et elle retire sa main. Une de ses dents du devant a disparue (dedans ou dehors?!) et elle a maintenant un beau trou dans son sourire. J’ai mon voyage, le curry a réussi à faire fondre la colle de son ‘’cap’’?? Non impossible, c’est probablement le tuba de la veille lors de notre excursion de plongée. Par chance, nous retrouvons la ‘’million-dollar-tooth’’ (ça coûte cher un cap!) dans son curry et soupirons de soulagement à l’idée qu’elle aurait pu l’avaler et que nous aurions dû la récupérer… L’avantage d’une situation comme ça, c’est que ça ne peut pas vraiment aller plus mal par la suite. En tout cas, je connais un dentiste qui va se faire parler dans le ‘’cap’’ au retour de voyage de ma mère!

Polaroid 4 - Roberto le Gecko

Le deuxième hôtel que nous avons visité en Thaïlande se situe sur l’île de Ko Lanta et est réputé comme un établissement bien tranquille. Le terrain est très grand, directement sur la plage et couvert d’une végétation luxuriante. Notre chambre se situe au sommet de deux escaliers et aurait une vue incroyable sur la plage si ce n’était pas du grand arbre qui donne de l’ombre au restaurant (mais nous aimons l’ombre et la nature alors tant pis pour la vue!). Notre petit bungalow privé est constitué d’une grande chambre et d’une salle de bain, entourée d’un grand balcon et de notre propre hamac. Nous déposons nos sacs et l’appel de la nature se faisant entendre, je pousse la porte de la salle de bain. C’est alors que je tombe face à face avec Roberto le Gecko (notez que les noms ont été changés afin de conserver l’anonymat du reptile…) qui se promène près de la toilette. Il me regarde, se dit aussi ‘’Merde une touriste!’’ et pars aussitôt se planquer derrière le bol… Génial! Et maintenant je dois prendre place sur la toilette, lui tourner le dos, et espérer réussir à faire pipi?! I think not. Plus tôt, j’ai utilisé une grande bouteille de Raid pour mettre fin à la colonie de petites fourmis qui se promenaient sur le comptoir, mais je n’ai pas envie de faire subir le même traitement à Roberto. S’il y a bien quelque chose de plus dégueu qu’un lézard vivant… c’est de devoir en ramasser un mort! Nous décidons donc de cohabiter avec la bête qui, au pire, pourrait tenter de nous vendre de l’assurance auto… Afin de préserver son intimité, chaque fois que nous entrons dans la salle de bain, nous frappons à la porte question de lui laisser le temps de remonter ses culottes et de bien se cacher. Mesure préventive d’extra, nous évitons de boire trop d’eau avant le coucher pour ne pas déranger son sommeil (ça pourrait le vexer…). Le premier et le second jour se passent sans anicroche, nous l’entendons bouger, mais sans avoir de contact visuel. Cependant, le troisième jour, j’ouvre la porte et découvre que notre clémence n’est pas passée inaperçue dans la communauté des reptiles de Ko Lanta. Il y a toujours Roberto (présent!), mais deux de ses copains ‘’squattent’’ maintenant aussi notre toilette. Je fais du bruit et lâche un petit cri alors ils décampent, mais un troisième gourmant qui était dans la poubelle à s’empiffrer des restants d’un sac de chips, prend vraiment son temps. L’agilité réduite par un estomac plein de Lays et la forme de la poubelle empêche son évasion rapide. Il finit par se casser, mais il est probablement maintenant banni de la hutte, car il ne revient plus. Ma patience avec la nature arrive à une fin abrupte quand je tire ma brosse à dents de mon sac à cosmétique et découvre une coquerelle morte juste à côté. Je n’arrive pas à me retirer l’image de l’insecte se frottant sur les poils de ma REACH en lui chantant amoureusement La coucaracha, la coucaracha… ‘’Bon, c’est bien cute la hutte et le hamac, mais quand est-ce qu’on part pour Railay??!’’.

Polaroid 3 - Moule-boule et FPS

Banana-hammock, speedo, mono / bi (kini), une pièce… Après un séjour sur les plages du Sud et de la Méditerranée, je croyais ne plus jamais pouvoir être traumatisée par un maillot de bain. Détrompez-vous, détrompez-vous… À mon arrivée à Phuket, dans un élan de vanité, j’ai décidé de m’acheter un bikini sans bretelles afin d’avoir le bronzage le plus intégral possible. Je le trouvais bien beau, mais quand même un peu osé pour mon style habituel… jusqu’à ce que je vois une grand-mère avec EXACTEMENT le même! Je ne tenterai même pas de vous expliquer comment le peu de tissus du haut tenait en équilibre sur les deux ‘’galettes’’, vous auriez des cauchemars pendant des jours! Mais le pire dans tout ça, c’est que ce n’était pas un incident isolé! Les Européens en vacances en Thaïlande ont la gêne étrangement inversement proportionnelle à la grandeur de leur maillot. Plus il est petit, plus on en est fier… et on peut facilement compter sur les doigts de la main ceux qui ont choisi la bonne grandeur. Des vieilles les boules à l’air, des jeunes en g-string, des enfants tout nus… mon dieu, je dois être plus prude que les thaïlandais! Assis sur la plage dans nos chaises longues, ma mère et moi essayions d’apprécier le paysage et la chaleur mais à toutes les quelques minutes, un exhibitionniste du maillot devait nous passer dans le champ de vision. Mais la palme d’or revient à un vieux bonhomme à Railay Beach que nous avons surpris en plein exhibitionnisme/ plongée en apnée sous le regard amoureux de sa femme. En marchant avec Shannon, je me tourne vers le rocher et me retrouve face à face avec une paire de fesses!! UNE PAIRE DE FESSES!!! Pour bien compléter le traumatisme, l’homme était bien évidemment penché vers l’avant lorsque j’ai regardé dans sa direction et il cherchait quelque chose dans son sac. Je veux bien comprendre à la limite les g-strings et les seins nus… mais les fesses?! Vraiment?! En plus, il était tout habillé pour la plongée en haut profonde : Bonnet de bain et gilet à manches longues… mais pas de bas! En Chine, nous avons une règle entre amis que si nous voyons ou sentons quelque chose de dégueulasse, nous n’en parlons pas, question de ne pas attirer l’attention d’une autre pauvre victime innocente. Je n’ai donc rien dit à Shannon, mais elle s’est sentie obligée de regarder quand je me suis effondrée de rire dans le sable. Elle a donc vérifié pour moi qu’il portait en fait un mini-string… ah bravo, c’est nettement plus approprié! Il installe donc son masque, son tuba et ses palmes et entre dans l’eau. Son accoutrement est tellement ridicule que nous le regardons aller pendant quelques minutes. Mais c’est qu’il est vraiment dérangé ce pépère!! Il fait de la PLONGÉE en apnée à moins d’un mètre du sable… qu’est-ce qu’il cherche?? À montrer ses fesses visiblement! En plus, il n’arrête pas de se retourner et de changer de direction créant l’effet ‘’baleine à bosse’’… je n’ai sûrement pas besoin de vous faire un dessin. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que la petite vieille qui avait le même maillot que moi… c’est sa femme!! J’aimerais bien voir leurs photos de vacances!